Twitter comme outil littéraire
Emmanuelle Lescouet

Depuis 2006, la plateforme de micro-bloggage s’est diffusée dans nos habitudes. Si ce n’est pas, de prime abord, un environnement conçu pour la littérature, c’est un espace de lecture d’une grande densité textuelle. Le réseau social propose les fonctionnalités habituelles de ce genre de lieu numérique : il est possible d’aimer, de partager ou d’envoyer du contenu vers d’autres endroits numériques, d’ajouter des médias ou des liens. La particularité de cette plateforme est la forte contrainte de longueur des posts, limitée à 280 signes. Les possibles narratifs et poétiques sont pourtant vastes entre combinaisons et écritures fragmentaires. Toutes les formes littéraires sont abordées, du roman à la poésie en passant par la critique ou les revues ; tous les genres sont présents, des genres de l’imaginaire à la poésie naturaliste en alexandrins, du roman social au documentaire. La plateforme est un lieu d’automédiation, de promotion des productions dans d’autres lieux physiques ou numériques, des relais de discussion et du vécu, d’annonces de publications et de construction de communautés autour de lignes éditoriales ou d’œuvres. Si la pratique du fragment et des formes courtes n’a rien de nouveau, l’outil permet de prolonger les expérimentations et d’y confronter des pratiques contemporaines.

Quelques œuvres de twittérature

Pour retrouver plus d’œuvres encore : la page consacrée à la twittérature sur le Répertoire des écritures numériques.

Quelques lectures pour poursuivre la réflexion